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1er exercice obligatoire

 

1er exercice obligatoire : Suivi d’un énoncé scientifique

 

“L’électrosensibilité est bien une maladie” : Exercice 1

Cet énoncé scientifique flottant est sujet à de nombreuses controverses de ces derniers mois. En effet, depuis le développement de technologies mobilisant des ondes (wifi, téléphonie), certaines personnes disent souffrir de maux plus ou moins graves. Mais cette pathologie divise les experts (cf Article du blog). Il peut être interressant d’étudier quelles sont les études qui appuient la théorie de la maladie réelle et non psychologique.

Cet énoncé peut avoir plusieurs locuteurs :
– D’une part les représentants des associations d’électrosensibles, comme en France les Robin des Toits, qui tentent chaque jour d’alerter les pouvoirs publics
– L’équipe de recherche qui est à l’origine de l’étude suivante, que l’on va analyser ici : Sabine J. Regel, Anke Huss, Sonja Negovetic, Martin Roosli, Veronica Berdinas, Jurgen Schuderer, Urs Lott, Niels Kuster et Peter Achermann. Ces différents spécialistes sont chercheurs dans des universités au sein des départements de pharmacologie/toxicologie, de médecine sociale/préventive et des technologies en société en Suisse. Tous les aspects qui sont suceptibles d’émerger concernant le problème sont “représentés” par au moins un expert qualifié sur le sujet.

Pour resituer le sujet dans un cadre spatio-temporel précis, on peut affirmer que l’étude a été élaborée en Suisse, plus précisément dans les universités de  Berne, Zurich et à la Foundation for Research on Information Technologies in Society, également à Zurich. L’étude est relativement ancienne. Elle a été mise en ligne le 6 juin 2006. Mais au final, son enjeu est encore d’actualité.

La publication consiste en une réponse à une publication plus ancienne. En 2003, le professeur P. Zwamborn avait dirigé une étude aux Pays-Bas, nommée TNO, pour étudier les effets des signaux GSM et UMTS sur les “bien-être subjectif” ainsi que les capacités cognitives de personnes considérées comme électrosensibles ett d’autres non. Il s’agit de la seule source citée dans le rapport puisqu’il s’agit, dans le cas de l’étude actuelle de vérifier la véridicité des résultats de la TNO. En effet, l’étude de 2003 avait révélé que seul les UMTS avaient effectivement nui au bien être des cobayes. Bref, le but de l’étude est de remettre en cause les résultats précédents.

Concernant le protocole expérimental, le procédé a été le suivant. Deux groupes de personnes electrosensibles ou non ont été établis, de façon aléatoire et uniforme. Chaque groupe est soumis à trois situations distinctes : intensités des ondes nulles, égale à 1V puis 10V. Les expériences sont réalisées à l’aveugle et gérées par un ordinateur de manière à éviter que les résultats ne soient faussés par des anticipations. Une batterie de tests étaient effectués grâce à des capteurs placés sur le cerveau des cobayes.

Parmi les concepts que j’ai pu relever au sein de mon rapport, je peux citer la notion d’exposition à un champ magnétique ou à une onde, de bien-être, de capacités cognitives ou encore de mémoire de travail et attention.

A propos du financement de la recherche, la situation est à peu près équilibrée : 60% des fonds ont été fournis par l’Etat et 40% pour les industriels, sachant qu’une clause d’impartialité a été signée pour garantir l’objectivité des résultats qui seront publiés. L’Etat y voit un intérêt pour améliorer la santé publique, dans la mesure où de plus en plus de gens se revendiquent électrosensibles et intentent des procès pour obtenir des déplacements d’antennes relais ou qu’ils soient relogés. Pour lesindustriels, une étude scientifique est souvent le moyen d’exploiter une nouvelle technique et de proposer de nouveaux produits ou services issus de cette technique ou des apports de la recherche.

Mais alors quelles sont les implications de cette étude ?
Il semblerait que cette étude ait conduit à renforcer la controverse qui s’agite autour du concept d’électrosensibilité. En réalité, le protocole opératoire a lui-même des limites, ce qui décrédibilise en partie les résultats obtenus au final. Par conséquent, cette étude ci n’est pas en mesure de modifier durablement l’énoncé qui était établi au départ. Mais aujourd’hui, les études sur le sujets sont toutes aussi peu concluantes.

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