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Archives Mensuelles: octobre 2011

réchauffement climatique ? oui Mr Allègre…

Le réchauffement confirmé par le Berkeley Group

Temp continents BG  Un groupe de physiciens de haut niveau confirme les analyses des climatologues. Ce travail n’a pas été encore accepté dans une revue scientifique, mais est disponible sur le web dans une démarche d’accès total aux données et aux calculs sous la forme de quatre articles soumis à une revue.

Baptisée « Berkeley Group », cette équipe qui comporte Saul Perlmutter qui a gagné le Prix Nobel de physique cette année s’est constituée à la suite du « climategate« . Et des accusations lancées contre les trois équipes – deux aux Etats-Unis et une en Grande-Bretagne – qui reconstituent les températures moyennes planétaires à partir des enregistrements des stations météorologiques.

Claude Allègre avait repris ces accusations dans son livre « L’imposture climatique », où il traite « d’incompétent » Phil Jones, le leader de l’équipe britannique au Hadley Center.

Le groupe de Berkeley s’était fixé un objectif simple : examiner au regard des standards de qualité de la  physique le travail de reconstitution des températures moyennes réalisées par les équipes de Phil Jones, de James Hansen (Nasa et Université de Columbia à New-York) et de la NOAA (le service météo américain) en les confrontant à leur propre analyse, réalisée de manière indépendante, transparente, reproductible.

Le graphique ci-dessous à droite  montre les résultats du Berkeley Group pour les continents en écart de températures moyennes sur dix ans (2000/2010, par rapport à 19000/1910, et en bas 2000/2010 par rapport à 1960/1970.) Berkeley group – attention, seulement pour les continents, il n’y a pas encore les températures océaniques mais le Berkeley Group affirme qu’il est en train de terminer l’analyse pour les données océaniques) comparée à celles réalisées sur les continents par les trois groupes de climatologues. La mesure est présentée en moyenne glissante, ce qui fait disparaître les fortes variations d’une année sur l’autre dues en grande partie aux oscillations dans l’Océan Pacifique et l’Océan Atlantique.

Le Berkeley Group a travaillé avec près de 39.000 stations météo (cinq fois le nombre utilisée par l’équipe américaine) soit plus d’un milliard d’enregistrements de températures. De manière totalement indépendante des trois équipes, transparente et reproductible – données et codes de calculs sont publiés sur leur site web. Ce graphique montre que les trois équipes font « le job » comme il faut : les trois équipes obtiennent des résultats très proches de celui du Berkeley Group.  Et – ironie de l’affaire – l’équipe la plus critiquée, clouée au pilori par Allègre, celle de Phil Jones (HadCRU sur le graphique) est celle qui sous-estime légèrement le réchauffement des dix dernières années. La raison en est connue : elle prend moins bien en compte les évolutions survenues dans l’Arctique, où la température s’est le plus élevée notamment en raison des retractions records de la banquise.

Ce qui est assez drôle, c’est la « surprise » des physiciens. Richard Muller, l’un des fondateurs du groupe a déclaré « Our biggest surprise was that the new results agreed so closely with the warming values published previously”. Incroyable, n’est-ce pas ? Leurs collègues climatologues ne sont pas moins capables que des physiciens patentés de faire des calculs… De manière plus précise, Richard Muller souligne que son groupe a étudié de près les critiques habituelle sur les ilots de chaleurs urbains ou les biais statistiques et découverts que les équipes de climatologues avaient correctement tenus compte de ces effets. Incroyable n’est-ce pas ? Des climatologues peuvent comme des physiciens patentés, se méfier des artefacts observationnels ou statistiques lorsqu’ils travaillent…

HansenCi-contre à gauche, le graphique des températures planétaires annuelles dressé par l’équipe de Hansen (attention, pour comparer avec le graphique de Berkeley Group : il s’agit des températures globales, continents et océans, et le BG a lissé les évolutions sur plusieurs années, alors que le graphique de Hansen est en valeurs annuelles (les points reliés) et en valeurs lissées sur cinq ans – la courbe rouge).

Le travail du Berkeley Group ne change rien à la science du climat, mais il a le mérite de souligner de manière indépendante que les trois équipes de climatologues font « le job » comme il faut.

Les courbes de températures planétaires moyennes ne sont qu’un des éléments du dossier climatique. Pas nécessairement le plus important aujourd’hui. L’essentiel relève en effet d’un constat – l’augmentation passée, présente et future de la quantité de gaz à effet de serre (gaz carbonique, méthane, CFC, etc…) émis par les hommes – et d’une prévision – leur impact sur le climat futur simulé sur ordinateur. Mais la mesure de l’effet climatique déjà réalisé par nos émissions passées et sa mesure par un indice simple, la moyenne des températures de la planète, joue un rôle scientifique réel et un rôle médiatique encore plus important. D’où la force du message mensonger de Claude Allègre et consorts sur ce point. Les médias qui l’ont repris avec enthousiasme – et même des dérapages déontologiques à toute vitesse comme Le Point – vont-ils mettre le même effort pour prévenir leurs auditeurs et lecteurs qu’ils les ont mené en bateau ? Voire leur présenter des excuses… (on peut rêver).

commentaire :

Le réchauffement climatique n’est pas un fantasmes d’écolos bobo qui cherche un sens à leur existence c’est une réalité plus que démontrer scientifiquement , alors pourquoi aucune décisions concrète est unanime car la conversion politique d’argument scientifique est un exercice périlleux qui nécessite un engagement plus important sur la forme ce qui n’est pas le cas en scientifique ou le fond l’emporte souvent. Ils appartient alors au politique convaincu de cette réalité d’entreprendre les démarches afin de popularisé ce débat et d’y apporter des solutions viable aussi bien politiquement que scientifiquement .

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Publié par le octobre 20, 2011 dans Uncategorized

 

Sauver la terre Oui , mais pour Qui ?

Pollution au Burkina Faso : l’or qui sauve ou l’or qui tue

Hyacinthe Sanou
Observateur Paalga

Un ouvrir travaille un lingot d’or à la mine Taparko-Bouroum, au nord du Brukina Faso (Katrina Manson/Reuters).

Un camion qui transportait 40 tonnes de cyanure à destination de la mine d’or d’Inata s’est renversé dans le barrage de Djibo, au Burkina Faso, fin juillet. Alors que les premiers signes de pollution de l’eau se manifestent, notre partenaire l’Observateur Paalga de Ouagadougou pousse un coup de gueule contre cette pollution industrielle dans un secteur qui tue au lieu de sauver.

(De Ouagadougou ) C’est un truisme que d’affirmer que le secteur minier se développe au Burkina Faso. L’or (jaune) est en effet devenu le premier produit d’exportation du pays depuis 2009 devant l’or blanc, le coton. Un secteur qui génère d’importantes ressources pour le pays et crée de nombreux emplois directs et indirects. Cela dit, l’exploitation du métal précieux n’est pas sans conséquences sur notre environnement.

C’est la raison pour laquelle les sociétés minières sont soumises à des cahiers de charges qui ne sont malheureusement pas toujours respectés. Au nombre des points sensibles de ces engagements, l’interdiction des produits toxiques tels que le cyanure. Les autorités en charge des mines ont beau, avec le concours de certaines sociétés, interpeller et sensibiliser, sur le terrain, des orpailleurs traditionnels continuent de les utiliser à ciel ouvert, faisant de nombreuses victimes silencieuses.

C’est dans ce contexte que l’on apprend qu’un camion qui transportait 40 tonnes de cyanure à destination de la mine d’or d’Inata s’est renversé dans le barrage de Djibo le vendredi 29 juillet, le conducteur ayant perdu le contrôle de son véhicule pendant qu’il empruntait la digue de ladite retenue d’eau.

S’il n’est pas formellement interdit d’utilisation pour les sociétés industrielles qui disposent de moyens techniques conséquents pour s’en servir sans grands dommages, le cyanure, particulièrement prisé pour le traitement des minerais, est un produit hautement dangereux pour la santé.

Et sa « probable présence » en ces lieux, comme l’évoque un communiqué de la Société des mines de Bélahouro SA (SMB, société à capitaux mixtes dans laquelle l’Etat burkinabè détient 10% des parts, la société minière internationale Avocet 90%, ndlr), en charge de l’exploitation de la mine d’or d’Inata, constitue un véritable problème qu’il faut prendre très au sérieux.

« Il existe une forte probabilité que de petites quantités de cyanure aient été libérées dans la nature ».

L’avis signale, en effet, que des cas de mortalité de poissons ont été observés dans les environs immédiats des conteneurs, qui ont, du reste, été récupérés et acheminés à Inata.

Déficit d’informations

Des informations qui font froid dans le dos et ne manquent pas de susciter de nombreuses interrogations :

  • L’eau du barrage n’a-t-elle pas été entièrement contaminée ?
  • Quelle est la dangerosité d’une telle situation ?
  • Quelles sont les dispositions prises pour y remédier ?

Sans doute, au niveau des autorités compétentes, un travail minutieux est-il en train d’être mené, en plus des premiers tests faits par SMB, mais il aurait fallu que l’information soit largement diffusée, et surtout, en attendant que les résultats des différents tests soient connus, que la zone soit mise en quarantaine. A l’instar de celle de la société exploitatrice d’Inata, qui a fait preuve d’une entreprise citoyenne responsable, une réaction officielle, pour rassurer et surtout sensibiliser la population, n’aurait pas non plus été de trop.

Au cas où l’eau du barrage serait effectivement contaminée et donc impropre à la consommation et qu’il y aurait des victimes, que dira-t-on ? Il est indéniable qu’il faudra sévir, avec des poursuites judiciaires et des dédommagements.

La vie humaine n’ayant pas de prix et que l’on sait ce que coûte la construction d’un barrage en termes d’investissement, les sanctions devront être alors à la hauteur du forfait.

Quoi qu’il en soit, cette situation repose le problème de l’impact de l’exploitation minière sur notre environnement. Même pour les grandes sociétés dûment organisées, ce n’est pas toujours évident de manipuler les produits entrant dans le traitement des minerais, ne parlons pas des sites traditionnels d’orpaillage. On utilise tout et n’importe quoi, contaminant la nappe phréatique, tuant les animaux et menaçant la santé humaine.

On assiste à une espèce de joyeuse pagaille et, si on n’y prend garde, on est en train de se suicider à petit feu. Et l’or dont on pense qu’il va nous sauver va plutôt nous tuer.

commentaire:

Une question sauver la terre mais pour qui ? les découvertes scientifiques ne profite pas aux humains en tous cas pas tous , ces réserve d’or dont la découverte et l’exploitation est permise que par les avancées scientifiques qui non aboutit pollue. De plus les retomber de ces ressources en profitent pas à tous  la sciences montre alors une de ses limites qui est l’incapacité » de garantir un juste partage de ces découvertes , se fait au profit d’entité » diverse qui ne sont que peut encadrer par les politiques.


 
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Publié par le octobre 17, 2011 dans Uncategorized

 

Cancres du developpement durable ?

Prix Pinocchio : les cancres du développement durable

Côté pile, elles se disent écolos et engagées en faveur du développement durable. Côté face, elles mènent des activités aussi lucratives que leurs conséquences environnementales et sociales sont néfastes. Elles, ce sont Vinci, la Société générale et Tereos. Elles ne sont pas les seules — loin s’en faut — mais les pires, aux yeux des internautes. Jeudi 17 novembre, elles se sont vu décerner, par les Amis de la Terre, les prix Pinocchio du développement durable, qui récompensent chaque année les plus gros mensonges et les plus graves omissions des entreprises en la matière.

Dans la catégorie « Plus vert que vert », qui concerne ce que l’on appelle le greenwashing, soit l’écoblanchiment lié à l’usage abusif d’arguments environnementaux dans la publicité et le marketing, c’est Vinci qui remporte la mise. Le géant français du BTP est pointé du doigt en raison du projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), dont il est le concessionnaire. La construction de l’aéroport et de ses infrastructures entraînerait le bétonnage de près de 2 000 hectares de terres agricoles fertiles et une perte de biodiversité avec la destruction d’un bocage. « Ce projet suscite une opposition locale depuis près de quarante ans, livre Romain Porcheron, chargé de la campagne sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises aux Amis de la Terre. Or, pour tenter de minimiser ces impacts écologiques négatifs, Vinci a proposé la création d’une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) dans l’aéroport et une ferme de démonstration en face des parkings. C’est typiquement une démarche de greenwashing. »

La catégorie « Une pour tous, tous pour moi ! », elle, dénonce l’entreprise sucrière française Tereos, pour son programme d’agrocarburants au Mozambique. Dans un pays qui fait face à de graves problèmes de sécurité alimentaire, avec 70 % de la population en-dessous du seuil de pauvreté et des émeutes de la faim qui ont causé 13 morts et plus de 300 blessés, la culture d’agrocarburants aggrave encore la situation, les terres arables étant utilisées pour nourrir les voitures d’Européens et non les populations locales. « Un contrat de 100 000 hectares de terres fertiles a été attribué à Tereos pour une durée de 25 ans, avec une possibilité d’extension de 15 000 hectares, et dans des conditions fiscales très avantageuses. L’entreprise dégage ainsi des profits mirobolants alors que la population meurt de faim », déplore Romain Porcheron.

Enfin, la société générale remporte le prix « Mains sales, poches pleines », pour son rôle dans le financement de l’énergie nucléaire. La banque française coordonne ainsi un consortium de banques privées qui finance, à hauteur de 1,1 milliard d’euros, la construction du réacteur Angra 3 au Brésil. Un projet de centrale décrié pour ses conditions de sécurité défaillantes et sa localisation — à 130 km à l’ouest de Rio de Janeiro et à 220 km à l’est de Sao Paulo. La Société générale est également pressentie pour participer au financement de la centrale de Jaitapur en Inde, sur un site à la jonction entre trois plaques tectoniques.

Un prix Pinocchio d’honneur a en outre été remis à Total « pour l’ensemble de son action », qu’il s’agisse de l’extraction de sables bitumineux au Canada, de pétrole au Nigeria ou le permis d’exploitation de gaz de schiste que l’entreprise vient de décrocher aux Etats-Unis. « Malgré les nombreux avertissements de la société civile, Total poursuit dans la voie des énergies fossiles néfastes pour l’environnement et la santé », remarque Romain Porcheron.

commentaire :

Une fois de plus, les prix Pinocchio mettent l’accent sur les décalages entre les discours et la réalité, explique le chargé de mission. Grâce à des budgets en communication colossaux, ces entreprises bénéficient de retombées positives en termes d’image auprès de leurs actionnaires, de leurs clients et des citoyens, alors qu’elles ne s’engagent que sur des grands principes généraux peu opérationnels, et ne sont pas redevables de leurs actes en cas de non-respect de ces approches volontaires. Par ailleurs, elles font payer leurs dégâts aux populations les plus démunies, notamment celles du Sud.


 
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Publié par le octobre 15, 2011 dans Uncategorized

 

Remerciment pour service rendu ?

Nicolas Sarkozy décore l’ex-socialiste Claude Allègre

L'ancien ministre socialiste de l'Education, Claude Allègre, et Nicolas Sarkozy, ici en 2008.

L’ancien ministre socialiste de l’Education, Claude Allègre, et Nicolas Sarkozy, ici en 2008. | (AFP.)

C’est à 18 heures, à l’Elysée, que Nicolas Sarkozy décorera Claude Allègre, promu grand officier de l’Ordre national du mérite. Certains y verront un clin d’oeil politique amusant ou irritant, c’est selon, alors que la campagne présidentielle bat son plein.

Désormais en marge de la vie du PS, dont il a rendu la carte, l’ancien ministre de Lionel Jospin, qui n’avait cessé d’attaquer Ségolène Royal en 2007, s’en est pris, sans ménagement, cette fois, à François Hollande.

Un vrai tonton flingueur. «Ce n’est pas un pilote de grand vent. Il n’est pas adapté aux crises», déclarait-il dans une interwiew à «Paris-Match» la semaine dernière. Dans le même entretien, Claude Allègre tressait des lauriers au chef de l’Etat : «On peut discuter certains aspects de son quinquennat. Mais le président est excellent dans les tempêtes.»

Lors de la même cérémonie Sarkozy décorera aussi la spationaute Claudie Haigneré (grand officier de la Légion d’honneur), ex-ministre de la Recherche dans le gouvernement Raffarin.

commentaire :

Dans un climat que l’on peut juger de plus en plus eco-sceptique on peut se demander, si cette récompense n’est pas du au point de vue de Mr Allègre notamment sur le changement climatique , et d’autre intervention politique comme mentionné dans l’article .

 
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Publié par le octobre 10, 2011 dans Uncategorized

 

Nucléaire…par ici la sortie.

Sortie du nucléaire : les lacunes du scénario négaWatt 2011More sharing options

Gilles Le Blanc
Economiste
Publié le 30/09/2011 à 03h05

Un Lego technicien nucléaire (pasukaru76/Flickr/CC).

Le scénario négaWatt 2011, présenté ce jeudi devant tout le gratin écolo, n’a pas fini de faire du bruit dans la campagne présidentielle. Réalisé par des « experts » de l’énergie, il propose, à l’horizon 2050, à la fois un abandon du nucléaire, une baisse de la consommation d’énergie et le développement des renouvelables. Crédible ?

On peut s’attendre à ce que ce rapport soit scruté, disséqué, cité et utilisé en tous sens par les politiques de tous bords. L’économiste que je suis s’est posé pas mal de questions. (Télécharger la version « légère » du rapport)

Tout l’intérêt de ce scénario est de démontrer la possibilité technique d’un modèle énergétique alternatif, en reconstruisant à partir des besoins, puis autour d’une logique de sobriété et d’efficacité, la consommation associée et enfin la production selon les différentes sources possibles.

C’est aussi sa limite car la valse étourdissante des TWh (les téraWatt-heure, la mesure de l’énergie) entre les cases de la situation actuelle et l’horizon 2050 ne traite pas la dynamique économique de la transition : coûts, investissements, mesures publiques incitatives…

Fermer les centrales au fur et à mesure

Les ingénieurs ont fait le choix de ne travailler que sur les technologies existantes, un choix tout à fait cohérent dans une approche visant à argumenter la faisabilité potentielle d’un modèle différent. Mais c’est aussi peu approprié à une lecture prospective dans laquelle à l’horizon de quarante ans les innovations, irréversibilités, ruptures vont logiquement jouer un rôle important dans les trajectoires effectivement poursuivies (rappelons nous juste ce qu’était le monde et notre pays en 1971).

L’économiste comme le politique trouveront cependant dans ce document une matière très riche pour prolonger l’analyse ou étayer leurs choix de priorités et d’orientation des politiques publiques.

Le cœur du scénario repose en effet sur trois éléments-clés :

  • une division par deux de la consommation d’énergie par rapport au niveau actuel avec une contribution majeure du logement,
  • une montée en puissance de la production d’énergie renouvelable s’appuyant sur le rôle central de la biomasse,
  • la possibilité de sortir du nucléaire en fermant les centrales actuelles au rythme de la baisse de la consommation d’électricité.

Illustrons quelques enjeux économiques soulevés par ces éléments.

Qui finance la rénovation des bâtiments ?

Le bâtiment qui représente 40% de la consommation d’énergie du pays joue logiquement un rôle décisif dans la réduction de la demande finale par plus de sobriété et une meilleure efficacité. Le scénario mise sur une économie qui revient à presque la moitié de l’effort total à réaliser.

Pour cela, il mise sur la stabilisation du nombre d’habitants par foyer et une surface moyenne par habitant en baisse, deux facteurs plus sociologiques que techniques allant à rebours d’une tendance de long terme sur presque cinquante ans, notamment en raison de la hausse des divorces.

Quant à la rénovation énergétique de l’existant (isolation, chauffage, baisse de l’électricité spécifique alimentant les divers équipements domestiques), ce scénario ne répond pas à la question du financement des investissements, des incitations éventuelles, des mesures à imaginer en termes de crédit bancaire. Sans parler du risque de passager clandestin : dans l’habitat collectif, l’intérêt collectif (isolation, rénovations infrastructures communes) se heurte à l’intérêt individuel (dépenser le moins possible si les autres font les efforts). Et les modes de décision collective type syndic ne vont pas faciliter les choses…

Enfin, si l’on souhaite et vise le plus faible coût possible pour une rénovation rapide du parc de logement, cela signifie que l’activité économique sera limitée d’autant donc les emplois associés.

Les chaudières à bois sont allemandes

Le rôle central attribué à la biomasse, en particulier le bois, dans la production d’énergie renouvelable soulève un autre type de problème économique. Dans les campagnes, où le chauffage est individuel, il faudra investir dans une chaudière à bois. Ces installations posent des problèmes de pollution car elles émettent du chlore. De plus, les producteurs d’équipements performants et modernes sont peu nombreux et principalement allemands, comme je l’ai constaté au Chili, qui a récemment financé une grande campagne de ce type.

Disposer d’une offre domestique compétitive prend du temps et exige des investissements productifs, et de recherche et développement conséquents. Le dossier du solaire, dont le déploiement allait de pair avec un creusement de la balance commerciale, incite à une réflexion approfondie, même si l’Allemagne sera peut être jugée plus « acceptable » que la Chine ne l’a été dans les panneaux solaires !

Paradoxalement, la partie nucléaire soulève moins d’interrogations. Construite sur la chronologie de fin de vie des centrales existantes, elle repose évidemment sur la capacité à réduire effectivement dans les temps prévus la consommation d’énergie.

commentaire:

En plein débat sur la sortie du nucléaire cet article apporte une vision synthétique et surtout chiffré sur l’éventuel sortie du nucléaire et apporte du crédit à la thèse écologiste ,mais on peut alors noter les carences politiques des écologistes qui constats scientifiques à l’appuie ne parviennent pas à concrétiser leurs idées et leurs vues comme quoi qu’une preuve scientifique aussi forte qu’elle soit n’a de valeurs que par la défense qu’on en fait .

 
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Publié par le octobre 5, 2011 dans Uncategorized

 

antennes relais

ARCHIVES. Une antenne de téléphonie mobile sur les toits de la rue de Sèvres (VIIe arrondissement).

ARCHIVES. Une antenne de téléphonie mobile sur les toits de la rue de Sèvres (VIIe arrondissement). | LP / Delphine Goldsztejn

La mairie de Paris a décidé lundi de suspendre «immédiatement» toutes les nouvelles implantations d’antennes-relais sur les toits et bâtiments de la ville, après la rupture jeudi de la charte parisienne de téléphonie mobiledue, selon elle, à des «exigences inacceptables» des opérateurs.

 Actuellement, 186 antennes-relais sont installées sur les toits parisiens, pour 1 200 antennes en tout dans la capitale. Un chiffre qui risque d’augmenter avec l’arrivée de Free sur le marché. Opérateurs et municipalité négociaient depuis des mois une nouvelle «charte de bonne conduite». La Ville avait fait plusieurs propositions pour encadrer le développement des antennes. Les opérateurs, de leur côté, souhaitaient revenir sur plusieurs points négociés en 2003 lors de l’adoption de la première charte, proposant d’augmenter le seuil d’exposition des Parisiens aux ondes électromagnétiques de 2 volts par mètre à 10 V/m, voire à 15 V/m en moyenne sur 24 heures.

Des «exigences inacceptables» aux yeux de la Mairie

«Nous suspendons immédiatement toutes les nouvelles implantations d’antennes sur les toits et l’ensemble des bâtiments de la ville», a annoncé lundi Mao Péninou, adjoint (PS) chargé de la qualité des services publics municipaux lors d’un débat au Conseil de Paris. Jeudi dernier, la Ville avait rompu la charte signée en 2003, qui comportait un seuil maximum d’exposition aux ondes électromagnétiques de téléphonie mobile de 2 V/m (volts par mètre) en moyenne sur 24 heures.

Des négociations de renouvellement de cette charte avaient été entamées à l’initiative de la Ville dès mars dernier, suite aux préconisations de la conférence parisienne «Ondes, santé, société»  présentées le 18 juin 2009. A l’issue de nombreuses réunions de négociations, la Fédération française des télécoms (FFT) avait fait part, selon la mairie, d’«exigences inacceptables»: «Augmentation du seuil à 10 voire 15 V/m, retrait des opérations d’intégration paysagère des antennes existantes» notamment.

«Nous regardons aussi d’un point de vue juridique tout ce qui peut être fait sur les installations existant actuellement. Elles non plus ne bénéficient plus de l’expérimentation, nous allons voir comment juridiquement nous pouvons procéder au démantèlement », a ajouté M. Péninou. Il a annoncé en outre que la ville allait travailler sur une
«charte unilatérale (…) fixant ses conditions pour que ses opérateurs puissent utiliser nos toits, s’ils se régulent avec la ville».

Les écologistes applaudissent

Dans un communiqué, les écologistes parisiens ont salué ces engagements. Sylvain Garel, président du groupe EELV au Conseil, a rappelé lors des débats que, «dernièrement, c’est l’OMS (Organisation mondiale de la Santé, ndlr) elle-même qui a classé comme possiblement cancérigène les ondes de la téléphonie mobile».

Il a ajouté que cette charte de téléphonie parisienne était «unique en France» car elle «témoigne de la volonté de la Ville d’appliquer le principe de précaution vis-à-vis d’une technologie dont l’impact sanitaire est l’objet de controverses scientifiques».

commentaires:

le confort technologiques doit-il se faire aux dépens de notre santé ? eh bien non ,cet article nous révèle un cas réussi ou de spréooccupations provenats des sciences trouve écos au sein des politique et cnduise à une décisions clair .

L’avancée technologique peut alors être contenu et doit être contenu par le politique .

 
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Publié par le octobre 1, 2011 dans Uncategorized

 

pannes de courant ?

Energie : attention aux pannes de courant cet hiver

La France risque de manquer d’électricité cet hiver. Avec à la clé des coupures à répétition. Le retrait progressif de l’Allemagne du nucléaire prive notre pays d’une source substantielle d’approvisionnement.

| (LP/MATTHIEU DE MARTIGNAC.)

Les coupures d’électricité risquent de se multiplier cet hiver. Motif : les importations en provenance de l’Allemagne — nécessaires en période de pics de consommation, même pour un pays comme la France, largement exportateur — devraient diminuer fortement après la décision prise par notre voisin d’outre-Rhin de fermer progressivement ses 18 centrales nucléaires d’ici à 2022.

Ce retrait pourrait entraîner une baisse de ses livraisons vers l’Hexagone de quelque 8 000 MW, l’équivalent de 5 réacteurs nucléaires. De quoi provoquer des pannes à répétition.

Tout pour limiter la consommation

La menace est d’autant plus vive que le réseau vieillissant ne saurait compenser ce manque. « Le jour où l’économie repartira, on se retrouvera devant un gigantesque mur d’investissement, avertit Colette Lewiner, grande prêtresse de l’énergie chez Capgemini. Et là, pas sûr que nous pourrons y faire face! » A la clé, des prix de l’énergie qui augmentent et des factures qui s’envolent… Une bien triste perspective pour les 4 millions de foyers français déjà en situation de précarité énergétique. D’autant plus que le pétrole, de plus en plus difficile à extraire, devrait continuer à se renchérir et que les énergies comme le solaire, l’éolien ou l’hydraulique demanderont plusieurs décennies avant de représenter une alternative rentable et crédible.

commentaire :

Alors que la France est le principal fournisseur électricité européen ils est plus qu’intriguant de constater que l’on pourrait manquer électricité, l’impact des politiques peut être visible dans la mesure ou la monoculture du nucléaire provient de décisions politiques .

 
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Publié par le octobre 1, 2011 dans Uncategorized