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La science pour faire avancer l’humanité…part.2

15 Déc
Edwin Hubble n’a pas censuré Georges Lemaître

Lemaitre_einstein L’astronome Edwin Hubble avait-il censuré l’abbé Georges Lemaître (à gauche sur la photo à côté d’Einstein) pour lui enlever la gloire d’avoir découvert avant lui l’expansion des galaxies et de l’Univers ?

La question se posait depuis que des historiens avaient remarqué un curieux décalage entre l’article de l’abbé Lemaître, publié en 1927 en français dans les Annales de la Société Scientifique de Bruxelles et sa traduction en anglais, publiée en 1931 dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society. Il y manquait en particulier un paragraphe de l’article original faisant mention de la fuite des galaxies et l’expansion de l’Univers.

Après cette observation, il n’y avait qu’un pas à franchir pour accuser Edwin Hubble d’avoir conspiré en sous-main pour censurer Lemaître, ce que certains n’ont pas manqué de faire. Or, révèle l’astronome Mario Livio, du Space Telescope Science Institute à Baltimore, dans la dernière livraison de Nature, c’est… Georges Lemaître lui-même qui a réalisé la traduction, amputé son article original de quelques passages et notes, dont le fameux paragraphe.

Mario Livio appuie son affirmation sur la lecture d’une copie d’une lettre de Lemaître, conservée en archive, qui explique avoir enlevé ce passage car « il n’avait pas un grand intérêt ». Etrange décision, bien sûr. Mais incontestablement décision de Lemaître lui même.

Cette décision peut-elle se comprendre en relatant l’histoire de la découverte de l’expansion de l’Univers? Ce fut un processus qui commença en 1922 par une première observation de Vesto Slipher de la fuite de 41 galaxies… à l’époque baptisée nébuleuses car on ignorait leur véritable nature extra-galactique (hors de la Voie Lactée). En 1927, dans ce que Mario Livi qualifie de « revue relativement obscure » – les Annales de la Société Scientifique de Bruxelles – Lemaître publie un article où il s’intéresse à une solution dynamique, et non Etoilesstatique comme Einstein lui même au début, des équations de la Relativité Générale. Il propose donc un modèle d’Univers en expansion. Et il va plus loin, en calculant son taux (aujourd’hui baptisée « constante de Hubble« ) à l’aide des observations de Slipher et des mesures de distances de Hubble, publiées en 1926. Il obtient la valeur de 625 kilometres par seconde et par megaparsec (aujourd’hui, les cosmologistes la situent à environ 67 km par seconde par megaparsec).

Trois ans plus tard, Hubble publie son célèbre article, où il calcule ce qui deviendra la constante de Hubble à partir d’observations plus nombreuses et plus précises, et la chiffre à 500 km par seconde et par megaparsec.

A ce stade, on pourrait donc ré-écrire l’histoire des sciences, attribuer à Lemaître la paternité de l’idée et d’un premier calcul du taux d’expansion de l’Univers. Et donner à Hubble celle d’une confirmation de cette idée par des observations et calculs plus précis.

Mais pourquoi Lemaître s’est-il ainsi auto-censuré ? Peut-être en raison de son désintérêt total pour la « compétition » entre scientifiques – un truc inimaginable aujourd’hui à l’époque du « publish or perish ». Et qu’il considérait inutile de republier ses premiers calculs après la publication de Hubble de 1929. Ou d’une volonté très oecuménique de ne se facher avec personne, et surtout pas avec l’etablishment scientifique britannique et américain, dans la perspective d’intégrer la Royal Astronomical Society, ce qui sera fait en 1939. Ce point risque de demeurer mystérieux à jamais. Dans sa lettre il se montre surtout soucieux de faire paraître un article qu’il vient d’écrire sur l’Univers en expansion… qui sera publiée en 1931 par les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

En revanche, souligne un éditorial de Nature, c’est une raison supplémentaire pour honorer la mémoireLivre robredo

du scientifique, par exemple en donnant son nom à un futur télescope spatial de l’Agence spatiale européenne ou de la Nasa. C’est d’ailleurs en raison de sa particippation au processus de nomination du fameux oir le dossier multimedia du Cnrs sur le Big-Bang.

commentaire:

Les sciences sont souvent présenter comme ayant pour but de recherché la vérité dans le but d’éclairé l’humanité toutefois  aussi intelligent et bien intentionné soit ces scientifiques ils n’en demeurent pas moins des hommes et les ambitions personnelles prennent souvent le dessus, le lien avec la politique est établi dans la mesure ou les politiques se présente comme étant aux service du peuple alors que la réalité veut qu’ils ne servent d’abord qu’eux même dans la majeur parti d’entre-eux .

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Publié par le décembre 15, 2011 dans Uncategorized

 

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